~ Vier

~ Vier

< Tourmentée >


Quand tu me demandais si je t'aimais encore j'ai toujours répondu non . Mais il arrive un moment où il faut regarder la vérité en face, je ne peux pas te mentir, bien sûr que je t'aime . Je me suis caché derrière mon sourire, mais je suis incapable de tirer un trait sur ce qui s'est passé . J'ai éprouvé tant d'amour, mais tant de haine à la fois pour toi, que maintenant, je suis incapable d'avoir de véritables sentiments pour quelqu'un d'autre. Ca passera, comme tout, bien sûr . Mais c'est tellement dur, de perdre celui qui te correspondais tant . Pour moi, tu n'as jamais été un simple petit ami . Tu étais tout, ma moitié, mon coeur, mon air, mon double, ma raison de vivre, et je le dis sans exagérations . Pour toi, avec toi, j'aurais tout fait . Absolument tout . Tu as été mon seul amour . Les chansons que tu m'écrivais, celles que tu me chantais le soir, tes je t'aime au téléphone, tes coup de blues, tes larmes, tes éclats de rire, tes yeux, ta voix.. Tout ça me me manque horriblement, si tu savais . Bien sûr que tu sais . Mais à chaque fois que tu me rappelles, je ne peux pas m'empêcher d'éclater en sanglot . Mes larmes m'étouffent, je n'arrive plus à parler, plus à respirer . Je te fait de la peine . Même loin, on se fait du mal . Mais qui de nous deux souffre le plus ? Quelque chose ne va pas dans notre relation, j'ai beau chercher, je ne trouve pas . J'essai de fuir la réalité, de masquer mes sentiments en vain, je n'y parviens pas . Alors oui, je t'aime encore... Mais il y a toujours ces putains de sentiments amers qui remontent à la surface et qui m'oppriment tant . On m'as toujours dit de rester forte, tu sais . Que le bonheur peut être tout et absolument rien l'instant d'après . Ton absence, elle ne change pas et me brise jour après jour, nuit après nuit, secondes après secondes . J'ai comme une foule de choses qui me traversent l'esprit, des pensées contradictoires par centaines, mes convictions les plus profondes s'effondrent les unes après les autres, je doute en permanence... Je pense trop . Tout ça s'acharne autour de moi . Je pourrais passez des heures et des heures, allongée, avide de patience, à fixée ce plafond en pensant à nous . À ce nous que nous formions encore, il y'a si peu . C'est dommage que les choses se soient passées de la sorte, nous sommes fautifs tous les deux mais que veux tu, je le savais bien, on est jeunes on est jamais vraiment sérieux, on a jamais de retenue . A quoi ça sert de s'enivrer de belles paroles si ce n'est que pour se donner bonne conscience ? J'aurais du ouvrir un peu plus les yeux et sûrement parler plus aussi, mais il me fallait du temps et maintenant je m'aperçois que j'ai bien fait de ne pas me livrer entièrement . Quand il n'y a plus de confiance, il n'y a plus rien . Tu n'es plus rien .

Je sortis de mes pensées pour prendre un peu l'air et en passant, une inspiration de nicotine . J'ouvris délicatement la porte donnant sur le balcon de ma chambre, et m'appuya de mes deux avant-bras sur la balustrade teinter d'un rouge prune . Ma cigarette allumée, je m'empressa de la porter à mes lèvres et en exhala une bouffée . Puis deux . Mon regard se perdu au loin, sur l'horizon d'Hambourg . J'assistais au lever du soleil . Aujourd'hui est un nouveau jour . Celui tant attendu depuis peu . J'allais enfin me lancer dans une nouvelle aventure, une nouvelle expérience qui, j'espère, s'avèrera être pleine de charme . Je ne connaissais toujours rien sur ce groupe si populaire et adulé, par toute une génération . Mais, pour le moment, tout ça n'était que le cadet de mes soucis . Beaucoup plus de choses me préoccupais, en ce moment . « Tom . Tom Kaulitz . » Son nom me hântait . Ses paroles résonnait en moi . Tellement de coïncidence . Et dire qu'il connaît Nicolas . Son regard pétillant, sa bouche pleine de charme, son visage fin, tout . Tout de lui me tourmente . Ma raison, me tourmente . Destin ? Foutu destin.

J'avala une dernière bouffée de ce qui me ronger les poumons, quand une main vînt à se poser assidûment sur mon dos .

- Déjà réveillée ?
-Et toi ?

Anna . Avec sa voix délicate, suave . Ses boucles couleur or, bordaient à présent, mes épaules . D'un geste vif, elle se retourna et s'addossa à la rambarde, une jambe replié .

- C'est un grand jour pour toi, ma belle, me dit-elle en s'emparant de la fine cigarette, qui était encore entre deux de mes doigts .
-Oh oui, mais je ne suis pas vraiment préssée, pour tout te dire...
- Comment ça ? Toi qui étais si joyeuse de pouvoir te lancer dans une véritable tentative !
-Oui, je sais, je sais... Mais il y a toi, Anna...

Elle me regardait, d'un air abattu . Elle s'approcha de moi et prit mon visage, délicatement, entre ses doigts .

- Tu sais, Hambourg est fait de merveilleuses choses que je n'ai pas encore eu le temps de découvrir . Ne t'en fais pas pour moi, ça ira Lau .
-Si tu le dis...

Je fît mine d'avoir l'air déçue . Et je l'étais . 2 mois, c'est beaucoup trop long . Je ne peux pas . Je ne peux pas laissée Anna . Pas maintenant . J'ai besoin d'elle, pour surmonter tout ça . Sans elle, je n'aurais pas la force, ni le courage . Egoïste que je fais, je ne pense donc qu'à moi et mes tourments !

Je courus sous la douche, de peur d'être en retard . L'eau ruissela sur mon corps chaud, et je baignais dans une masse d'anxiété . Qu'allait-il en advenir pour Anna ? Et même, pour moi ? J'allais jouer un rôle des plus importants de ma carrière, certes . Je sortis rapidement, puis me maquilla, sobrement . J'enfila un jean slim, déchiré à l'emplacement de mes genoux, un tee-shirt blanc, basique, une paire de spartiates noires et un long sautoir en perles . Je releva mes cheveux, de sortes à ce qu'il tienne en chignon . Ma frange brune, épaisse, faisait ressortir le bleu de mes yeux . J'afficha un sourire taquin à la vue de cette image et me précipita dans la cuisine . Anna, toujours en pyjama, était allongée de tout son long, sur le canapé couleur mirabelle, et zappait de temps à autre, sur les chaînes téléviser . Son regard se posa droit sur moi quand elle me vu arriver . Je m'étais installer sur un bord du comptoir, et m'empiffrais déjà . Un coup d'oeil vers la blonde et de suite, elle déclina son regard hautain vers la télévision . Je riais .

- Qu'est-ce-qui te fais rire comme ça ?
- Toi .

Anna fronça les sourcils en ma direction . Je baissa le regard vers mon magazine tout en portant à ma bouche, le reste de mon déjeuner .

- Oh ! Encore ces foutus gosses ...

Je releva la tête vers la télévision . 4 jeunes ados y trônaient . Des mots, du rock . Des paroles qui t'accrochent, qui te prennent aux trippes quand tu t'y attends le moins . Je me plonges dans la chanson et fermes les yeux, écoutant attentivement le moindre mot .

Tage geh'n vorbei, ohne da zu sein
Ta présence me manque ..
Alles war so gut, alles ich und du
Si tu savais, à quel point .
Geh
Va ..
Wir ham nichts falsch gemacht
Tu as juste, briser nôtre amour
Diz ganze Zeit gedacht So könnt' es weiter geh'n
Tu as délaissée celle qui t'aimais ...
Alles andere werder wir sehen
Il ne reste plus rien de nous
Geh
Alors, va ..

Lass uns hinter dir und mir
Oublies le « nous » du passé
Versuch nicht zu verstehen, warum es nicht mer geht
Rayes tout ce qui est arrivé
Versuch uns beide zu verlier'n
J'oublierais .. J'oublierais
Für uns wird's erst weitergehen, wenn wir uns nicht mehr sehen
Effaçons nous, le temps d'une vie ...
Geh !
Va ! Sans jamais craindre un retour

Deine spuren führ'n zu mir soweit weg von dir
Tes traces me guident loin de toi ..

Je sentais les larmes, glissant le long de mon visage . Je les effaça, de peur de me faire surprendre, quand Anna se joignît à moi .

- Je suis là.. Sèche tes larmes .

Cette chanson encre mes pensées, mon esprit tout entier . Tout n'est que confusion, je ne sais plus ce que je veux . Nicolas et moi . Tout ça n'est plus lieu d'être . Et pourtant .. Pourtant j'ai besoin de lui, plus que je n'est besoin d'autre chose . Je souffre . Oh oui, je souffre . Et ça crie, ça crie à l'intérieur . Putain de vie .

- Arrête de pleurer ma belle . Ils sont ridicules ces Tokio Hotel avec leurs chansons . T'es encore trop fragile pour écouter ça, Lau .

Elle a bien dit : Tokio Hotel, non ?



________________________

Chapitre où j'ai pris un plaisir fou à l'écrire . J'espère ne pas vous décevoir :)
Merci pour vos commentaires qui me font tous, énormément plaisir .
M ~ (photo prise ici)

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 09:32

Modifié le dimanche 24 août 2008 12:03

~ Fünf

~ Fünf
< Plus qu'une rencontre, une retrouvaille >


La sonnerie de mon téléphone retentit dans l'appartement . Je m'emparai de celui-ci, humant encore les vestiges de ma peine . C'est un Ugo, agacé de mon retard, qui aboyait au bout du fil . Sur ces quelques mots, que j'eus du mal à distinguer dans son élan de colère, il me demanda de rappliquer et en vitesse, à la salle de concert, où il était convenu que nous nous retrouvions . Je raccrocha le téléphone, furibond . Je quitta de nouveau les bras d'Anna dans lesquels j'avais trouvé du réconfort . De ses mains, d'une douceur extrême, elle prît mon visage entre ces deux précédente et effaça, singulièrement, les larmes qui coulaient de plus belle, sur la pellicule de peau qui bordait mes pommettes rosés . Tout n'est que volte face et je cache mon chagrin derrière ce masque, que je me suis formé, depuis ton absence . Cette chanson n'est que le dépourvu qui tenaille ma rancoeur . Mes convictions ne sont plus que de simples prise de conscience auquel je m'attache peu, ou de moins en moins . Ma peur d'oublier tour à tour les choses m'emportes, et j'exhale avec prudence, la douce sensation d'amertume qui plane tout autour de moi . Le verbe aimer n'est plus qu'un mot perdu dans d'autre . Tu me dégoûtes . Je suis avide de toutes sensations, si ce n'est le chagrin que tu me fais endurer . J'acquiesce avec prudence . Il est temps que je me relève, enfin . Que j'efface ce que nous étions . Que je brûle chaque parcelle de ton corps qui hante encore mon esprit . Que je raye définitivement ton sourire de ma mémoire . Que j'estompe ton odeur . Que je gomme tes fous rires de mes souvenirs . Que je t'oublie, simplement . Voila, ce qu'il en adviendra, de nous . De toi . Comme de moi .

J'ai juste le temps d'attraper ma veste de cuir marron, que je me précipite déjà vers la porte qui me mènera dehors . Un sourire timide vers Anna et me voila sur le palier . Je dévalais les escaliers, un à un . Et je marche, je marche . Ma peau blâme ne fais plus qu'un avec cette brise légère qui caresse doucement mon échine . Mes cheveux, virevoltant dans l'air . Le claquement singulier de mes chaussures sur ce sol, comme le regard des passants, affligés à mes larmes, à ma douleur . Je déambule dans les rues d'Hambourg, jusqu'à me retrouver face à la mine, renfrogné, d'Ugo . Une immense salle derrière lui .

- Laura ! Enfin tu daignes te montrer !
- Oui... Oui, excuse-moi Ugo . Quelques petits soucis personnel, rien de bien important...
- Écoute Laura, me prenant par le bras, délicatement, tes « soucis personnel » ne doivent pas passer avant ton travail . Je te rappelle que dans cette histoire, c'est ta carrière qui est en jeu !
- Je sais, je sais Ugo .
- Alors si tu sais, cesse tes mots et suis moi !

Il m'agrippe alors le bras et me pousse vers l'ascenseur . Étage numéro 2 . C'est aujourd'hui que tout se décide . Mon futur . Ma carrière, pour 2 mois, qui pourrait me faire grimper au sommet . « Geh » . Cette chanson résonne encore dans ma tête, comme le bruit sourd des feuilles d'un arbre qui s'entre-choquent . Cette chanson résonne en moi . Elle résonne en mon âme . Comme le nom de ce groupe . Les Tokio Hotel, avec qui j'ai appris le soir dernier, par un coup de téléphone de mon manager, que c'était avec eux que j'allais partager ces certains deux mois . Ceux qui ont fait de mon esprit, un tourment de raison insensé . Ceux qui ont fait, corps et âme, de ma répugne pour l'homme que j'aimais . Ceux qui m'ont rendu raison, qui m'ont ouvert les yeux, par une simple ballade . Une jolie mélodie, quelques notes de guitare et une voix qui en ferait tomber plus d'unes . Le fait de savoir, que dans quelques secondes, c'est avec eux, eux, qui m'ont accompagnés, inconsciemment, dans mes pleurs et dans ma peine, le temps de longues minutes, que je vais partager ma déplorable vie . Le bruit de l'ouverture des portes, retentit . Nous avançons, calmement mais sûrement vers les loges de ces célébrités .
Stress . Impatience . Doutes .

Ugo pousse la porte, et se retrouve nez à nez avec David Jost et les 4 jeunes adultes . Une poignée de main, des sourires . Il s'avance vers moi et pose une de ses mains dans mon dos . La tête baissée, je chemines ses pas .

- Laura, tu connais déjà David... Je relève la tête vers lui et souris, Je te présente enfin, Georg, Bill, Tom & Gustav .

Instinctivement, mon regard se jette sur eux . Georg, le baraqué aux cheveux longs et assis à côté du blond, nommé Gustav, sur le canapé . Bill, le magnifique chanteur aux yeux pleins de tendresse, et face à moi, appuyé contre une table . Et puis, il y'a Tom . Lui, est assis sur un tabouret, une guitare entre ses jambes . Tom me souris . Tom Kaulitz . Celui avec lequel j'ai passé un moment, plongée au creux de ses bras . Celui qui me fait vibrer par le rythme de sa voix . Celui que j'ai rencontrée, au dépourvu, et qui a su trouver les mots . Celui qui a hanté mes nuits et que je voulais tant revoir . Son sourire m'étais essentiel . Celui qui se trouve, face à moi, aujourd'hui . Mon lagon bleu se perdait sur ses traits fin . Sur son visage angélique . Ses yeux perçaient la mélancolie qui me gagnait . Du bout des doigts, j'effaça les larmes qui bordaient le coin de mes billes . Je repris d'un sourire et me tourna vers Ugo .

- Merci...
- Merci, mais pourquoi ? Mes perles brillaient . De joie, certainement . Depuis Nicolas, je n'avais pas trouver autant de tendresse que dans les bras de Tom . Laura, tu es sûre que ça va ?
- Ne t'inquiètes pas Ugo, ça ne peut qu'aller bien maintenant...

C'est sur ces mots que je me tourna de nouveau vers Tom . Timidement, un sourire apparu sur mes lèvres . Son jumeau quant à lui, ne faisait que scruter la personne de Tom, le fixant déplorablement . Je ne pu m'empêcher de dessiner mon regard dans le sien . De ce geste, il fît de même . Et ses yeux, perçant, qui longeait les miens . J'avais comme la sensation de me sentir ailleurs . Comme si, par ce simple regard, je pouvais sentir des mains caressait les miennes . Un doux et paisible regard dans lequel je me perdait . Et pourtant, si vide . Vide de bonheur . À cet instant là, la moitié de Tom, s'avança vers moi . Tout sourire .

- Bill . Il me tendu sa main, fine .
- Laura .

Dans un élan de folie, j'emportais avec moi, la touche de musique de cette fameuse chanson et me mis à en fredonner les paroles . Le groupe entier se retourna sur moi, tandis que Bill m'accompagna . Tom prit sa guitare sur ses genoux et se mit à gratter les quelques notes . Une certaine complicité naissait déjà . Sous le regard admiratif des deux autres et de nos managers respectifs, nous finissions la chanson, sur un dernier mot, qui l'achevait si bien .

- Alors comme ça, tu aimes notre musique ?
- Hum, à vrai dire je ne connaissais pas vraiment jusqu'à ce matin... Mais, cette chanson est pire que magnifique si tu veux tout savoir .
- Oh, tant mieux alors, nous te ferons découvrir tout ça, le temps de ces deux mois . Sois en sûre .

J'étais tomber, irrévocablement, amoureuse du regard de Bill . Essayant de nouveau de me concentrer, je repris .

- J'espère bien . me retournant vers Ugo, Mais d'ailleurs, où je vais, moi, pendant ces deux mois ?
- Tu vas passer trois semaines à Magdeburg avec eux, le temps de leurs vacances . Ton travail commencera dès que vous serez sur le sol de Berlin, là où se trouve les plus grands studios photos du pays . Deux semaines acharnées de travail . Retour à Hambourg . Tu les suivras le reste du temps pour des photos quelconques, pour des magazines ou autres . Emploi du temps chargée, Lau .

Je baissa la tête, achevée par la masse importante de travail qui m'attendais . Une main délicate se posa sur mon menton, et me le releva . Tom .

- T'en fais pas, on fera tout pour que tu te sentes à l'aise avec nous et surtout que tu profites, que tu oublies...

Tom avait tout compris . Tom savait, aussi . À la légère différence du reste du groupe . Bill fît mine de comprendre en soutenant mon regard . Je leurs souris instinctivement . J'étais déjà convaincue que j'allais passer deux mois, pleins de surprises et garanties en émotions, en leur compagnies . Du moins, je l'espérer...

Pleine de doutes ?


________________________

Court chapitre mais c'est une impasse avant le grand départ... Les révélations sont faites :)
Espérant ne pas vous décevoir. J'aime les commentaires constructifs.
M ~



# Posté le dimanche 06 juillet 2008 13:48

Modifié le dimanche 24 août 2008 12:06

~ Sechs

~ Sechs
< Je t'écris de ce rêve, de t'avoir tant aimé >

- Allez allez, on va fêter ça !

Ugo était fou de joie . Je pouvais le lire sur sa mine joyeuse . Son sourire était comme incrusté, et ses yeux perlaient de bonheur . Je souriais à mon tour, à la vue de ce cette image . Je n'eue qu'une envie à ce moment là, c'était celle qu'Anna soie là. À mes côtés. À nos côtés. Déçue de ce chamboulement, mais comblée à l'approche de ce festival de nouveautés, qui arrivé à grands pas dans ma vie. Pendant notre marche vers un quelconque bar, j'étais sur la droite de Tom. Je le scrutais de temps à autre. Il ne détachait pas son sourire. Son sourire charmeur que j'apprécier tant. Une petite impression qu'il le savait bien. Je riais, les voyant tout les 4, camouflés comme des pingouins derrière leurs lunettes de soleil, alors qu'il ne faisait pas plus que 10 degrés dans les rues, à présent sombres, d'Hambourg. David poussa la porte d'un petit bar du coin de la rue. Un endroit chaleureux. Lumière tamisée. Quelques couples regardèrent dans notre direction, sans vraiment faire attention. Nous nous installâmes au fond, dans une petite pièce à part. Je faisais face à Gustav. Un personnage que je ne connaissais pas vraiment mais qui s'avère peut-être, être un gentil garçon. Timide, certes. Il a une part de mystère en lui. Très bien, je suis une grande curieuse. Ces deux mois m'apprendront sûrement à découvrir sa personnalité. Tout comme celles des autres. À ma droite, Ugo. À ma gauche, Tom.

- Alors, Laura, ça te fais quoi de savoir que tu vas passer deux mois avec le grand Tom Kaulitz ?
- TOM !
- Benh quoi ? Oh les gars, si on peux plus rigoler..


Le grand Tom Kaulitz. Déplorable je dois dire, mais si attendrissant. Comme il m'avais prévenu, il allait me mettre à l'aise. Preuve.

- T'en fais pas Tom. Je suis contente et puis, ça va me permettre de pouvoir tous vous découvrir !
- Et moi le premier !
- Arrogant.
- Méchante.

Il me tira la langue. Je rigolais en compagnie du groupe. Tom était vexé.

- Oh, notre pauvre petit Tomichou est vexé. Bill fît mine d'avoir l'air pitié pour lui et passa son index sur sa joue.
- J'en veux pas de ton hypocrisie Billou ! Tom prît le poignet de son jumeau et l'envoya valser ailleurs.
- Ils sont sympa vos surnoms je dois dire. J'oublierais pas !

Je lança un petit clin d'oeil dans la direction de Tom et me leva. Il m'attrapa, instinctivement, le bras et me demanda où j'allais.

- Je vais à mon habitude quotidienne, Tom. Mourir un peu plus, chaque jours. Il me dévisagea un instant, tout comme les autres présents. Humour les gars ! Je pris cette air sournois que j'avais l'habitude de prendre quand mon ironie étais, forcément, au plus bas.

Je me retourna et sortit prendre l'air. J'attrapa mon paquet de cigarettes, enfouis dans la poche de ma veste en cuir et me mit à chercher où se trouver mon briquet. Après recherche et gloire de ma trouvaille, j'alluma mon suicide , commun à des millions de personnes sur terre, et tira une première bouffée. Comme un apaisement. Mes paupières se fermèrent. Lourdes de la peine qui jaillit à chacune de mes pensées. Mes pensées qui se tournent forcément et ce, malgré moi, vers toi. Je regrette tant, ces 8mois. Passés à tes côtés, alors que j'aurais pue vivre tout autre chose. Avec une personne qui elle, aurait dénier m'aimait, véritablement. Non pas comme un lâche, qui avait peur de me faire souffrir en me quittant. L'amour. Ce sentiment d'affection, d'attirance. Ce sentiment d'attachement à une valeur ou un idéal. Tu étais mon idéal. Si tu savais comme je regrettes Nicolas, d'avoir vécu tout ça. J'ai des remords, amers, qui remontent à la surface. La surface avide que je peine à retrouver. J'ai coulé le flot de sentiments qui accaparer mes yeux. Je renais de mes cendres peu à peu. J'apprends à aimer, à reprendre goût à la vie, depuis toi. Depuis nous.

Mon cellulaire me sortît, une énième fois, de mes convictions. Les jurons sortaient de ma bouche à tout va pendant que j'essayais désespérément de retrouver celui qui m'empêcher de rêvasser. Je mis le téléphone à mon oreille et répondis avec agressivité à mon interlocuteur.

- Eh, Laura, c'est moi ! Qu'est-ce-qu'il te prends ?
- Oh, Anna... Excuse-moi, je... j'étais occuper.
- Occuper ? C'est ça. Bon, je t'appelles pour quelque chose d'important...

J'écoutais à peine la marrée de paroles qu'Anna me prononcer quand un mot me frappa, en plein coeur. Un prénom. Son prénom.

-... et quand je lui est dit que tu n'étais pas là, il m'a laissé quelque chose. Pour toi.

Je ne savais que répondre. J'étais perdu, inconsciemment. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Qu'avais t'il à me dire ? Des réponses aux questions que je me posais, incessamment. Inlassablement. Sûrement. Je devais à tout prix savoir, maintenant ou jamais. Je raccrocha mon téléphone et me leva agilement. J'entra en panique dans la pièce qui me faisait face et attrapa mon sac à main. Je m'arrêta et souffla, comme temps de repos.

- Écoutez, je sais que le départ c'est demain, qu'on à certainement beaucoup de choses à concrétiser avant de partir mais j'ai besoin de rentrer chez moi un petit moment, pour m'isoler. Dire au revoir. Vous m'en voudrez pas ?

Ils regardèrent tous, dans ma direction. Je baissai la tête, regardant mes pieds, comme gênée. Le petit rire de David m'esquissa un hochement de sourcil. Il ouvrit la bouche et en sortit quelques mots, vivant à la lueur de son sourire.

- T'en fais pas, un moment de répit t'es fortement accordée. Tu nous reviens en forme pour demain, hein ?

Un sourire étira mes lèvres.

- On se voit demain alors ? J'adressa un petit clin d'oeil à David et sortit pleine d'émotions. Impatiente de ce départ. Impatiente. " Il m'a laissée quelque chose. Pour toi. " Le coeur aux bord des lèvres. Je craquerais, si il le faut. Et il le fallait. Je n'en pouvais plus de savoir ce que me réserver ce Nicolas. Sous ces belle paroles, il ne se cachait rien d'autre qu'un vulgaire et sournois petit con. Quand il me criait des je t'aime à tout va et qu'il me disait à quel point je comptais. Foutaises. Tout ça n'était que du vent. Un vent contre lequel mon esprit ne cesse de s'acharner, à tort et à travers.

Je m'empressai de monter les marches et ouvrit la porte, d'un geste sec. Surprise, Anna se leva avec dédain et avança vers moi. Mon souffle accéléra sa cadence, je ne la regarder même pas dans les yeux. Elle me prît par les épaules et compris que la seule chose que je voulais, c'était cette chose. Celle qu'il avait laissé, soit disant pour moi. Anna prît mes mains et y déposa une enveloppe, blanche, ornée de mon simple prénom. Je frissonnais, reconnaissant la douce écriture de Nicolas. Un regard, furtif, vers elle et je quitta ma place pour rejoindre un coin de mon lit. Mes avant-bras, appuyés sur mes genoux, je fixai amplement cette enveloppe. Je ne savais guère si je devais l'ouvrir. Ou pas. Je baissa la tête, ferma les yeux. Je me concentrais de nouveau et reprit ma force. Je déchira le papier aussi lentement que possible. Ma main vînt alors caresser la feuille de papier blanche sur laquelle une pluie de mots fît son apparition. Je débuta ma lecture, plus anxieuse que jamais.


« Tu ne m'as pas laisser le choix, je dois dire . Je te méprise autant que je t'aime, tu sais ? Je t'avais et l'instant qui suivis, tu m'avais échapper . Comme filé entre les doigts . Tu m'as dépourvue de toute attache, de toute emprise sur ton corps . Mes convictions s'écroulent, une foule de chose me tourmente . Te perdre était ma peur la plus abject qui soit . L'amour nous détruis, tour à tour . Tu joues à quoi, Laura ? Une partie de cache-cache peut - être ? On se croirait dans un film, où tout nous oppressent et on ne sais pas ce qu'il va en advenir pour le protagoniste, à la fin de ce mélodrame . J'ai comme l'impression que plus rien ne te suffit . Que je ne te suffit plus . Serait-ce ça ? Tes supplices deviennent mes mensonges . Mes mensonges ne sont plus que tes songes . Je doute en permanence . Je pense trop . J'essai de fuir la réalité, en vain . Malgré moi, malgré nous . Je dégeulerais mes sentiments à tes pieds si je le pouvais . Je tapperais contre tout les murs qui m'entourent, comme fou à lier, pour calmer mes ardeurs . Pour renforcer mon mal - être . Celui qui comble ton absence . J'hûrlerais au combien, tu me manques . Oh oui, tu me manques . Et j'ai mal, si tu savais comme j'ai mal . J'ai fais une erreur mais à quoi bon m'accapparer de toutes ces fautes ? Je regrette . Reviens, je t'en prie .


Je t'aime, encore . Reste avec moi . »

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Pour tout vous dire, je trouve ce chapitre pire que nul. Enfin. Je veux vos impressions, aussi courtes soit elles mais j'en veux une au moins ! Je veux savoir qui lit ma fiction & qui l'apprécie. :) Merci pour vos commentaires qui me font énormément plaisir à lire.

Si vous avez des questions, les plus intéressantes seront déposez ici. ;)

Morgane qui vous remercie. Encore&encore, uh. (l)

- Combien de temps met tu pour écrire un chapitre ?
Hm, je dois dire qu'à peu près, je ne saurais pas. Tout cela dépend de mon inspiration. Si je suis inspirée, je peux très bien en écrire un en une seule soirée, voir nuit & quand c'est tout l'inverse, ça prend parfois quelques jours voir, une semaine. Je prends mon temps pour essayer de faire de mon mieux et ne pas vous décevoir. :)

- Quelles sont les fictions que tu lis en ce moment ?
J'en lis assez, quand j'ai du temps. Je me fais prévenir c'est beaucoup plus simple pour l'organisation. Sinon les fictions que j'adore, dont je pourrais relire les chapitres des dizaines de fois, sont dans mes favoris. Allez jeter un coup d'oeil, elles en valent vraiment la peine ! ;)

- Laura va-elle revenir vers Nicolas ?
Uh, tu sauras ça dans le prochain chapitre, miss. :)

- Est-ce-qu'elle l'aime encore ?
C'est difficile de répondre, sans vouloir trop en dire. Si tu suis bien les émotions de Laura, je penses qu'elles seules peuvent répondre à ta question. Quoi que, le chapitre suivant promet bien des surprises ! Hophophop. Je m'arrête là, j'en dis déjà un peu trop. Uh. :)

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 14:21

Modifié le dimanche 24 août 2008 12:09

~ Sieben

~ Sieben
< Vestiges d'un amour achevé >

Encore absorbée par ces quelques notes, je ne pouvais détaché mon regard de cet insignifiant bout de papier. Une fulgurante bouffée de chaleur vînt se loger contre mon coeur. Ce coeur que tu as tant su faire battre. Toutes tes paroles deviennent irréelles. Emportées. Je n'ai plus la force de croire que tu m'aimes encore. Et même si cela devait s'avérer être vrai, pour moi, rien ne serait comme avant. Ne joues plus avec moi, s'il te plaît. Je ne veux plus revivre tout ça. C'est incessant. Ce tourbillon d'acharnement, avec lequel tu prends plaisir à m'emmener. Loin, loin de tout. Ne plus faire qu'un, avec toi. Je ne veux pas ! Comprends moi, Nicolas. Je t'en supplies. Tu me fais trop mal, mon amour devient beaucoup trop éprouvant. Je n'est plus envie de jouer avec mon âme. Ce petit bout d'âme que tu as obstinément arracher, sans aucune convictions. Tu as emprunté un chemin, le chemin. Mon chemin, ton chemin, notre chemin. Celui qui nous liés, pour l'éternité. Unendlichkeit. J'étais sous ton emprise. Sous l'emprise de ton regard. Profond. Et mes yeux, gravés dans ta rétine. Un simple reflet, entre ciment et belle étoile. Mes mots, inaudible, dans cette chambre bannie d'une simple lueur du clair de lune. J'aurais criée à quel point je voudrais que tu disparaisses. Que tu daignes ne plus faire irruption dans ma vie. Plus jamais. Jamais. Que tu oublis, comme moi je t'ai oubliée, malgré la difficulté. Maintenant. Effaces moi. Rayes moi, de ta méprisante vie. Fais le, pour moi.

Je pensais pourtant être plus forte, courageuse, que ça. Que lui. Désespérément, j'achevais mes songes par des larmes, qui venaient mourir au creux de mon cou. Un coup. Deux coups. Un claquement singulier résonnait contre ma porte. Une fine silhouette fît son apparition et s'installa à mes côtés. Anna, bien évidemment. J'ouvris la bouche et la referma aussitôt. Je soufflai bruyamment, trop au dépourvu de moi-même pour savoir -pouvoir- dire quoi que ce soit.

- Ma belle...

Elle me prît entre ses bras que je ne daigna, pas une seule seconde, repousser. Son odeur, si familière me faisait tellement de bien. Elle essuya les vestiges de ma peine, qui trônaient encore sur mes joues.

- Quel con !
- C'est dur l'amour.
- Plus que tu n'le penses...

Je me détacha de son étreinte, et la regarda, un minuscule sourire accroché aux coins de mes lèvres.

- Si tu savais comme ça fait du bien de te savoir près de moi, Anna.
- Je sais, je sais. Je le serais toujours, ne t'en fais pas...
- Et, et pour mon départ ? Tu restes ici, ou bien...
- Non, je rentres sur Berlin le soir de ton exode.
- Je suis désolée, sincèrement. J'aurais voulue passer plus de temps avec toi, malgré tout.
- Je me doute, moi aussi. Mais on aura d'autres occasions.
- Je l'espère.

Elle me sourit et me prît la main, pour m'emmener vers le salon. Anna savait toujours trouver les mots. Jamais elle ne m'aurait lâchée. Pas elle, non. Nous passâmes la soirée à regarder des foutus émissions sur le câble, après que j'ai daigner finir ma valise. Une grande journée s'annoncer pour demain, et je voulais être au meilleur de ma forme. Les revoir tout les quatre, m'impatientait plus que tout. Et ces deux mois y compris. Je déposais un léger baiser sur le front d'Anna avant de partir pour mes rêves, et me coucha après une bref cigarette. Le petit vent frais de la nuit me faisait frissonner. Je comptais les étoiles par centaines, m'imaginant les toucher. Je les toucherait bientôt, accomplissant l'utopique souhait que je voulais réaliser. D'ici quelques heures. Un commencement. Proche, tout proche. À moi la gloire.

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~ Dans les pensées de Nicolas .

Flash Back - Anniversaire de Laura ; 21h00

Tout le monde était là, au rendez-vous. Laura était émerveillée, comme jamais. La soirée était plus que clinquante et j'accumulais déjà, un nombre de verres trop important. Malgré leur travail acharné et leur emploi du temps surbooké, le groupe qui déchaînaient les-ados-pré-pubères-en-chaleur, était venu. Ils ne connaissaient pas vraiment Laura, mais étant de passage sur Hambourg, je leur avaient proposé de venir faire un petit tour. Histoire d'échangés quelques paroles et de rire autour d'une multitudes de verres. L'alcool accaparer déjà mon esprit et je me sentais vaciller, petit à petit. Tom étant partit à la recherche d'une épicerie, encore ouverte sur les coups de minuit, pour dégotter quelques bouteilles. Laura se déhanchant sur la piste de danse me mettait dans tout mes états. J'écrasa vivement ma cigarette dans le cendrier posé sur la table et partit, fulminant, vers la cuisine. Je sentais des pas suivant les miens. J'agrippa une chaise et m'installa, la tête dans mes mains. De longs doigts fins vinrent m'arracher à mes tourments. Derechef, je tourna la tête et vît Bill. Un sourire timide fût son apparition.

- Hé mec, ça va pas ?
- Pas tellement, non.
- J'suis là, si tu as besoin d'en parler...
- Je ne supportes plus, Bill. Je n'en peux plus de Laura.
- Quoi ? Écoute, je peux totalement te comprendre, mais c'est son anniversaire, alors...
- NON ! Non et non ! Tu ne comprends absolument rien ! Je me fous que ce soit son αnniversαire ou pαs, je n'en peux plus ! Tu peux comprendre çα ?
- Justement non ... Je ne comprends pas ce qu'il t'arrives Nicolas. Tu es fou de cette fille, c'est l'alcool qui te rend aussi sot de pαrler d'elle comme ça ?
- Tu n'as aucune leçon de morale à me faire, Bill ! Depuis quand n'as tu pas vécu une histoire d'amour ? Hein, depuis quand, dis moi ? Ça fait 8 mois ! 8 mois que je supportes ses caprices, ses pleures ... J'en ai marre de devoir vivre un calvaire tout les jours, de me plier aux désirs de Laura ! Moi aussi je veux profiter de ma jeunesse . Je n'ai que 18ans, MERDE !

À ces mots, je m'emportais dans une colère noire. Bill me dévisageai. Jamais, jamais je n'était parti dans une telle hargne. Un bruit de sanglots, étouffés, parvînt à mes oreilles. Et tandis que je m'empressai de sortir de la cuisine, je voyais Laura, courir, tremblante. Dès qu'elle se retourna, son regard me transperça. Comme j'aurais voulu mourir à cet instant. Je souffrais, pire qu'elle n'a due souffrir, en m'entendant crié cette douleur. Celle qui me bouffe, de l'intérieur. J'essaya en vain de la ratrapper. Sans réussite. J'hurlais de toute mes forces, pour qu'elle revienne. Rien. Pas même un soupçon d'intérêt, voir un simple regard. C'est à ce moment précis, que je venais de faire basculer ma vie. Ou plutôt, une histoire à laquelle je ne m'accrochais plus. Du moins, c'est ce que je croyais.

Fin du FB ~



J'ai le c½ur léger à cet instant. Comme souvent depuis peu, maintenant. Je ne pense plus à rien. Sinon à toi. Cet ancien toi qui m'accaparer bêtement de sourires, à longueur de journée. Je ne vogue plus que sur les traces du passé. J'avance aussi doucement que sûrement. Je vis le temps qui avance en ne me posant plus de questions. J'ai écarté tout les pleurs et ces regrets, cette peur et ce manque. Enfin, je vais de l'avant, même si tes pas ne cheminent plus les miens. Je n'attends plus rien de nous. Je comble le vide et je songe à l'avenir, sans toi... Regarder devant soi, sans jamais baisser les bras. Jamais. Je sais... ce n'est pas le remède à tout, mais faut se forcer parfois. Même, si je n'ai pas le temps d'assurer mes sentiments... Ces crêves-coeur. J'ai en moi des envies d'encore, et ça, de plus en plus fort... Tu sais, non, je n'ai plus la force, de réparer mes erreurs ou de refaire ce qui n'est plus à faire : revenir en arrière... T'arrête pas, on ne vit qu'une fois... A peine le temps de savoir, qu'il est bien trop tard. J'ai fait le tour, de tant d'histoires d'amour. Et je crois que, je n'ai jamais été autant affliger à mes propres sentiments, mon banal vécu. Je ne pouvais plus en supporter davantage. Caprices. Peine. J'ai panser tes blessures, jusqu'à l'excès. J'ai bien, bien assez de courage, pour tourner d'autres pages, saches, que le temps nous est compté. Ne t'encombres pas de souvenirs, de choses comme ça. Aucun regret ne vaut le coup pour qu'on le garde en nous... Je ne vaux plus la peine, que tu te souviennes. Je ne vaux plus la peine, que tu m'aimes encore. Même si c'est dur. Pour toi autant que pour moi. Oublies. Oublies tout mes mots. Oublies tout mes maux. Mes belles paroles qui sont bien trop fuyantes, dans l'amertume de nos sentiments. Comme ultimes. Effaces moi. Comme si, je n'avais... jamais existé.


________________________

Du changement pour ce chapitre. Qu'en pensez vous ? Que pensez vous de ce changement, d'un autre point de vue ? Comprenez-vous correctement les émotions de Laura/Nicolas ?
J'ai besoin de votre avis. é_è

Vos commentaires me font toujours autant plaisir. Je remercie celles qui mettent du coeur à me les écrires, ça me touche vraiment. :) Un grand merci à Kiara pour son aide.
(Sa fiction vaut beaucoup plus qu'un petit détour, croyez-moi !)

Si vous avez des questions sur ce chapitre, ou tout autre, n'hésitez pas.
Pleins de bisous ; Morgane, qui vous remercie de la suivre. (l)

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 10:21

Modifié le dimanche 24 août 2008 12:12

~ Acht

~ Acht
< Magdeburg >

Assise aux côtés de Bill, cela fait déjà une bonne heure que nous survolons l'Allemagne, et d'ici quelques minutes, les roues de notre oiseau se poserons sur le sol de Magdeburg. Le début d'un tout autre récit s'ouvre sur mes pas. J'ai le sourire accroché aux lèvres, depuis mon départ. Ce sourire que j'avais indéniablement perdu. Comme retrouvé dès l'instant où j'ai entendu le rire de Tom. Comme retrouvé dès l'instant où j'ai senti la main, si fine de Bill, se posé sur mon épaule. Comme retrouvé dès l'instant où j'ai perçu ce sourire. Le sourire de Georg, qui m'a arraché un soupçon de bonne humeur. Comme retrouvé dès l'instant où j'ai reconnu le regard, timide de Gustav, se rencontrant avec mes pupilles. Je suis tombée sous le charme de ce groupe. À peine quelques jours que je les connais, et pourtant. Une impression de revivre à nouveau m'emporte. Je vogue sur mon destin. Mon regard, pétillant, se pose sur l'horizon qui m'est donné. Une mousse blanche caresse la fenêtre du hublot, et disparaît. Mes fuyantes pensées s'envolent avec eux, et disparaissent. Tout s'efface, se rayes, de ma mémoire. Mon esprit se libère, enfin. Adieu, pleurs & remords. Adieu, arrogante douleur. Adieu, souffrance. Adieu, Nicolas.

Je me retournais de temps à autre pour constater la tête que faisait Tom, face aux débilités commune de Georg, qui à en croire son rire, n'en pouvait plus. Chaque parcelle de son rire anodin, laisser entre-voir son sourire enfantin, qui dévoilé chacune de ses dents, blanches et alignés à la perfection. Je sortis de mon sac, l'objet qui me rendait artiste à mes heures et captura cette image. Comme pour encrés chacun de mes instants, en leur compagnie. Pour ne rien oublier. Le flash surpris le dreadeux dans son élan, et il s'empressa de porter ses mains à son visage. Bill et moi, pouffions de rire de notre côté, tandis que Georg et Gustav me féliciter, en accaparant Tom de paroles puéril. Il tourna vivement la tête vers le hublot, pour ne plus quitter la perspective que la vue lui donner. Monsieur boudait. Je tournais timidement la tête vers la gauche, dès que les rires eurent cesser, et pouvais voir le sourire en coin de Gustav qui trépignait sur ses lèvres, alors que Georg remettait en place ses écouteurs. Je me replaça, fixa devant moi. Je ne voulais pas que Tom m'en veuille, je décida donc d'aller m'installer à ses côtés. Il ne daigna pas tourner la tête à mon arrivée. Instinctivement, je posa ma main sur son genoux et avant même d'avoir pûe ouvrir la bouche, il se pencha à mon oreille et me susurra quelques mots ;

- Je ne t'en veux pas, je voulais juste que tu viennes à moi. Que tu lâches Bill.

Je me retirais pour me placer face à lui. Il souriait généreusement, et je n'eu que pour titre de réponse, un rire insipide, sous l'influence de son charme. Je dévisageai entièrement son expression. Ses traits fins bien trop joliment déssinés, ressortant timidement sous cette faible lueur. Ses pupilles envoûtantes, ornées d'une pointe de vert, tirant sur le jaunâtre. Son nez fin, droit, et qui soulignait son minois enfantin. Sa bouche, somptueuse, d'un rose foncé qui tranchait avec l'incandescence de ses pommettes, que j'aurais délicatement dévoré, si cet instant l'avait permis. Il me plaisait, et l'authenticité de mes gestes avec lui, ne faisait qu'annoncer le jugement que je me portais à croire depuis un certain temps : je trahissais mon esprit pour me convaincre du contraire. Ma raison finit par l'emporter.

- On arrive. Attachez-vous.

Les paroles du manager me sortir de mes pensées. Tom souriait à l'aveuglette, comme gagnant. Je bouclais ma ceinture, puis passer une main dans mes cheveux. Ma vie avait pris un nouveau tournant, un virage dérapant, qui m'avais attirer dans une magnétique expérience humaine.

À peine toucher terre, que le vent glacé de la ville, venait déjà frapper de plein fouet mes joues. Mes cheveux ébouriffés et coincés dans le col de mon manteau, le talon de mes bottes claquant contre le sol, je prenais direction de suivre les autres, tout en faisant rouler ma valise. Pas un rayon de soleil. Le ciel était couvert de nombreux nuages gris, qui ne laissaient présager rien de bon. Leurs lunettes noires en place, tout le monde s'activait le pas à sortir de cet aéroport. Fichue célébrité. Un immense van noir nous attendaient, un peu plus loin que les stationnements habituels. Un des gardes du corps attrapa ma valise derechef et m'incita à monter. Je m'assis à l'arrière, près d'une des fenêtres. Gustav se joignit à moi quelques instants plus tard. Je lui souris d'instinct dès qu'il s'approcha.

Les avenues de la jolie ville de Magdeburg, défilaient à travers la vitre. Je me perdais sous cette pluie de lumière qu'arborait les rues. Une multitudes de maisons, accoutumant des façades renfrognées, comme abandonnées. Peu de passants, longeaient les bords de verdures, que pouvait encore donner cette petite ville. Le temps grisâtre ne faisait que ternir l'image de ce lieu dans lequel j'allais vivre, durant plusieurs semaines. Il était aussi, convenable, pour des vedettes en vogue de loger dans ce lieu, typique campagne.

Le van s'immobilisa devant une immense maison. Je descendis d'un pas lourd et attrapa la valise que me tendais une des masses de muscles. J'avançais en trépignant, derrière Bill, vers leur logis commun. Je franchissais le seuil de la porte, ébloui par la démesurée pièce qui me faisait face. Des murs ciraient orangés, bordaient de porte fenêtres qui clarifié cet endroit. La cuisine était surmontée de quelques marches, d'où j'apercevais un bar, style américain et une table acceuillante, recouverte par un bouquet de fleurs, fané. Je m'approchai délicatement d'une vitre pour admirer le colossal jardin. Une terasse en bois foncé et un peu plus loin, un vaste coin d'herbe jonché par un massif de fleurs. La table de jardin était voilé sous un tivoli beige clair, qui donnait du charme à ce pavillon. J'étais charmée. Illusionnée par la beauté de cet endroit. Enhivré sous l'ampleur magique des pièces. Je me retournai prestement, quand un bruit de pas se heurta à mes tympans.

- Alors, ça te plait ?

Bill et son sourire aveuglant. Le sourire qui savait me faire perdre pied.

- Non, c'est bien pire que ça. C'est... c'est simplement magnifique, Bill.

Et aussitôt, je lui rendis son sourire. Nos regards se perdirent, ensemble, vers la vue que nous offrait cette si belle maison. Il pressa le pas vers le salon, et je cheminai les siens. Tom fût à mes côtés en un rien de temps et m'offris sa main, en guise de guide. Je pris cette dernière comme souhaitée et me laissa aller au rythme de son allure. Nous montâmes les escaliers et il me fît passer devant, tout en ouvrant la porte à la volée, sur une nouvelle pièce. Pièce teintée de murs blanc, qui n'étaient guère attrayant. Un banale lit de deux places me faisait face, ornées de chaque côtés, de tables de chevet, recouvertes d'une lampe. Un miroir renvoyé mon image. Notre image. Je sentis Tom s'empourpré quand mon regard croisa le sien dans ce reflet.

- Hum, euh. Ta chambre, je n'ai rien de mieux à te proposer, apart si tu veux partager mon lit...
- Tom !
- Eh, c'est bon, je rigoles. Allez, suis moi.

Il avait cet air malicieux sur les lèvres, quand il prenez conscience de faires ses sous-entendus, même relatifs. Je saisi sa main une nouvelle fois, avant qu'il ne m'empoigne les épaules, pour me brandir ses mains sur mes paupières. La porte grinça et il me faisait avancer, lentement, sur un parquet craquant.

- La tanière d'un mâle, jolie demoiselle.

Doucement, j'ouvris les yeux et me retrouvait de nouveau sur un terrain inconnu. Des murs d'un beige foncé, agrémenter de posters de musique, tel une Gibson. Des photos éparpillés par dizaines sur une autre face. J'y découvrais aussi des photos des garçons, plus jeunes. Beaucoup plus jeunes. Je rigolais à la vue de ces clichés.

- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y'a de drôle ?
- Ces photos. Vous plus jeunes. C'est amusant de voir que, même petit, vous aviez déjà une personnalité bien à vous.
- À vrai dire, ça à toujours était comme ça, même avant de rencontrer Georg et Gus. C'était du temps des Devilish...
-Des quoi ?
- Non rien, une longue histoire... Sortons.

Je suivais Tom, et descendis les escaliers aussi rapidement que lui. Un sourire toujours autant figé sur mes lèvres. Le reste du groupe était affalé sur les canapés d'un marron glacé, comme épuisé. Bill avait la tête en arrière et fixé avidement le plafond. Georg la tête dans les mains, les paupières closes. Et le petit blond, toujours aussi timide, les avant bras sur les genoux.

- Oh, bande de feignants, levez vous, on a une soirée qui nous attends !

Précipitamment, ils s'exécutèrent. Bill fila au premier tandis que Georg attraper ses valises.

- Tu devrais peut-être expliquer à Laura, où nous allons ce soir, non ?
- Ouais, t'as raison Gus.


Me faisant face, Tom arbora une expression assez sérieuse, qui ne lui ressemblait pas. Vraiment pas. Je riais intérieurement, et mon sourire en coin s'étirait peu à peu.

- ... Un ami à nous fête ses vingt ans. Donc alcool et filles à gogo !

Gustav prît un air désolé, fixant piteusement Tom. Il m'expliqua par la suite que cela faisait des semaines que c'était prévu et qu'un empêchement ne serait pas bien vu de leurs part. Ils avaient tous omis de m'en parler, dans la précipitation des choses. Il m'invita à les accompagner, ce que je ne daigna pas refuser. Un moment de répis pour tout effacer, tout oublier, était le bienvenu. Rayer de mon esprit les malheurs et les soucis de ces dernières semaines, arracher définitivement, les soupçons qu'il reste de toi. Définitivement.

Qu'il en soit ainsi.


________________________

Chapitre assez long, cela vous plaît ? La partie qui devait suivre, j'ai finallement décidé de la couper et de la reporté au prochain chapitre. Attendez vous à une surprise, uh. Je n'en dis pas plus. (:

Les vacances m'ont permis de donner une nouvelle direction à mon histoire. Une nouvelle ampleur. Surtout sur mes écrits. Espérant que ce chapitre vous à plus. Ils étaient assez porté sur les détails, et j'ai mis du temps à rechercher mes mots. Donnez moi vos avis, s'il vous plaît.

Merci de me suivre. J'aime vos commentaires. <3

Morgane, de retour.



Edit du 1er Septembre :
Se dire qu'ils ont déjà 19ans. 19ans et déjà conquis l'Amérique. Qu'ils s'éloignent de plus en plus. Que leurs gloirent ne s'arrêtera pas de si tôt. 2009 approche. Espérant les retrouver, comme avant. Avant ... Je les aimes, malgré tout. (l)

# Posté le dimanche 03 août 2008 16:26

Modifié le dimanche 31 août 2008 18:53