< Chapitre o7 >
Encore absorbée par ces quelques notes, je ne pouvais détaché mon regard de cet insignifiant bout de papier. Une fulgurante bouffée de chaleur vînt se loger contre mon coeur. Ce coeur que tu as tant su faire battre. Toutes tes paroles deviennent irréelles. Emportées. Je n'ai plus la force de croire que tu m'aimes encore. Et même si cela devait s'avérer être vrai, pour moi, rien ne serait comme avant. Ne joues plus avec moi, s'il te plaît. Je ne veux plus revivre tout ça. C'est incessant. Ce tourbillon d'acharnement, avec lequel tu prends plaisir à m'emmener. Loin, loin de tout. Ne plus faire qu'un, avec toi. Je ne veux pas ! Comprends moi, Nicolas. Je t'en supplies. Tu me fais trop mal, mon amour devient beaucoup trop éprouvant. Je n'est plus envie de jouer avec mon âme. Ce petit bout d'âme que tu as obstinément arracher, sans aucune convictions. Tu as emprunté un chemin, le chemin. Mon chemin, ton chemin, notre chemin. Celui qui nous liés, pour l'éternité. Unendlichkeit. J'étais sous ton emprise. Sous l'emprise de ton regard. Profond. Et mes yeux, gravés dans ta rétine. Un simple reflet, entre ciment et belle étoile. Mes mots, inaudible, dans cette chambre bannie d'une simple lueur du clair de lune. J'aurais criée à quel point je voudrais que tu disparaisses. Que tu daignes ne plus faire irruption dans ma vie. Plus jamais. Jamais. Que tu oublis, comme moi je t'ai oubliée, malgré la difficulté. Maintenant. Effaces moi. Rayes moi, de ta méprisante vie. Fais le, pour moi.
Je pensais pourtant être plus forte, courageuse, que ça. Que lui. Désespérément, j'achevais mes songes par des larmes, qui venaient mourir au creux de mon cou. Un coup. Deux coups. Un claquement singulier résonnait contre ma porte. Une fine silhouette fît son apparition et s'installa à mes côtés. Anna, bien évidemment. J'ouvris la bouche et la referma aussitôt. Je soufflai bruyamment, trop au dépourvu de moi-même pour savoir -pouvoir- dire quoi que ce soit.
- Ma belle...
Elle me prît entre ses bras que je ne daigna, pas une seule seconde, repousser. Son odeur, si familière me faisait tellement de bien. Elle essuya les vestiges de ma peine, qui trônaient encore sur mes joues.
- Quel con !
- C'est dur l'amour.
- Plus que tu n'le penses...
Je me détacha de son étreinte, et la regarda, un minuscule sourire accroché aux coins de mes lèvres.
- Si tu savais comme ça fait du bien de te savoir près de moi, Anna.
- Je sais, je sais. Je le serais toujours, ne t'en fais pas...
- Et, et pour mon départ ? Tu restes ici, ou bien...
- Non, je rentres sur Berlin le soir de ton exode.
- Je suis désolée, sincèrement. J'aurais voulue passer plus de temps avec toi, malgré tout.
- Je me doute, moi aussi. Mais on aura d'autres occasions.
- Je l'espère.
Elle me sourit et me prît la main, pour m'emmener vers le salon. Anna savait toujours trouver les mots. Jamais elle ne m'aurait lâchée. Pas elle, non. Nous passâmes la soirée à regarder des foutus émissions sur le câble, après que j'ai daigner finir ma valise. Une grande journée s'annoncer pour demain, et je voulais être au meilleur de ma forme. Les revoir tout les quatre, m'impatientait plus que tout. Et ces deux mois y compris. Je déposais un léger baiser sur le front d'Anna avant de partir pour mes rêves, et me coucha après une bref cigarette. Le petit vent frais de la nuit me faisait frissonner. Je comptais les étoiles par centaines, m'imaginant les toucher. Je les toucherait bientôt, accomplissant l'utopique souhait que je voulais réaliser. D'ici quelques heures. Un commencement. Proche, tout proche. À moi la gloire.
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~ Dans les pensées de Nicolas .
Flash Back - Anniversaire de Laura ; 21h00
Tout le monde était là, au rendez-vous. Laura était émerveillée, comme jamais. La soirée était plus que clinquante et j'accumulais déjà, un nombre de verres trop important. Malgré leur travail acharné et leur emploi du temps surbooké, le groupe qui déchaînaient les-ados-pré-pubères-en-chaleur, était venu. Ils ne connaissaient pas vraiment Laura, mais étant de passage sur Hambourg, je leur avaient proposé de venir faire un petit tour. Histoire d'échangés quelques paroles et de rire autour d'une multitudes de verres. L'alcool accaparer déjà mon esprit et je me sentais vaciller, petit à petit. Laura se déhanchant sur la piste de danse me mettait dans tout mes états. J'écrasa vivement ma cigarette dans le cendrier posé sur la table et partit, fulminant, vers la cuisine. Je sentais des pas suivant les miens. J'agrippa une chaise et m'installa, la tête dans mes mains. De longs doigts fins vinrent m'arracher à mes tourments. Derechef, je tourna la tête et vît Tom. Un sourire timide fût son apparition.
- Hé mec, ça va pas ?
- Pas tellement, non.
- J'suis là, si tu as besoin d'en parler...
- Je ne supportes plus, Tom. Je n'en peux plus de Laura !
- Quoi ? Écoute, je peux totalement te comprendre, mais c'est son anniversaire, alors...
- NON ! Non et non ! Tu ne comprends absolument rien ! Je me fous que ce soit son αnniversαire ou pαs, je n'en peux plus ! Tu peux comprendre çα ?
- Justement non ... Je ne comprends pas ce qu'il t'arrives Nicolas. Tu es fou de cette fille, c'est l'alcool qui te rend aussi sot de pαrler d'elle comme ça ?
- Tu n'as aucune leçon de morale à me faire, Tom ! Tu voit défilé chaque soir, une à une, des filles dans ton lit . Ça fait 8 mois ! 8 mois que je supportes ses caprices, ses pleures ... J'en ai marre de devoir vivre un calvaire tout les jours, de me plier aux désirs de Laura ! Moi aussi je veux profiter de ma jeunesse . Je n'ai que 18ans, MERDE !
À ces mots, je m'emportais dans une colère noire. Tom me dévisageai. Jamais, jamais je n'était parti dans une telle hargne. Un bruit de sanglots, étouffés, parvînt à mes oreilles. Et tandis que je m'empressai de sortir de la cuisine, je voyais Laura, courir, tremblante. Dès qu'elle se retourna, son regard me transperça. Comme j'aurais voulu mourir à cet instant. Je souffrais, pire qu'elle n'a due souffrir, en m'entendant crié cette douleur. Celle qui me bouffe, de l'intérieur. J'essaya en vain de la ratrapper. Sans réussite. J'hurlais de toute mes forces, pour qu'elle revienne. Rien. Pas même un soupçon d'intérêt, voir un simple regard. C'est à ce moment précis, que je venais de faire basculer ma vie. Ou plutôt, une histoire à laquelle je ne m'accrochais plus. Du moins, c'est ce que je croyais.
Fin du FB ~
J'ai le c½ur léger à cet instant. Comme souvent depuis peu, maintenant. Je ne pense plus à rien. Sinon à toi. Cet ancien toi qui m'accaparer bêtement de sourires, à longueur de journée. Je ne vogue plus que sur les traces du passé. J'avance aussi doucement que sûrement. Je vis le temps qui avance en ne me posant plus de questions. J'ai écarté tout les pleurs et ces regrets, cette peur et ce manque. Enfin, je vais de l'avant, même si tes pas ne cheminent plus les miens. Je n'attends plus rien de nous. Je comble le vide et je songe à l'avenir, sans toi... Regarder devant soi, sans jamais baisser les bras. Jamais. Je sais... ce n'est pas le remède à tout, mais faut se forcer parfois. Même, si je n'ai pas le temps d'assurer mes sentiments... Ces crêves-coeur. J'ai en moi des envies d'encore, et ça, de plus en plus fort... Tu sais, non, je n'ai plus la force, de réparer mes erreurs ou de refaire ce qui n'est plus à faire : revenir en arrière... T'arrête pas, on ne vit qu'une fois... A peine le temps de savoir, qu'il est bien trop tard. J'ai fait le tour, de tant d'histoires d'amour. Et je crois que, je n'ai jamais été autant affliger à mes propres sentiments, mon banal vécu. Je ne pouvais plus en supporter davantage. Caprices. Peine. J'ai panser tes blessures, jusqu'à l'excès. J'ai bien, bien assez de courage, pour tourner d'autres pages, saches, que le temps nous est compté. Ne t'encombres pas de souvenirs, de choses comme ça. Aucun regret ne vaut le coup pour qu'on le garde en nous... Je ne vaux plus la peine, que tu te souviennes. Je ne vaux plus la peine, que tu m'aimes encore. Même si c'est dur. Pour toi autant que pour moi. Oublies. Oublies tout mes mots. Oublies tout mes maux. Mes belles paroles qui sont bien trop fuyantes, dans l'amertume de nos sentiments. Comme ultimes. Effaces moi. Comme si, je n'avais... jamais existé.
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Du changement pour ce chapitre. Qu'en pensez vous ? Que pensez vous de ce changement, d'un autre point de vue ? Comprenez-vous correctement les émotions de Laura/Nicolas ?
J'ai besoin de votre avis. é_è
Vos commentaires me font toujours autant plaisir. Je remercie celles qui mettent du coeur à me les écrires, ça me touche vraiment. :) Un grand merci à Kiara pour son aide.
(Sa fiction vaut beaucoup plus qu'un petit détour, croyez-moi !)
Si vous avez des questions sur ce chapitre, ou tout autre, n'hésitez pas.
Pleins de bisous ; Morgane, qui vous remercie de la suivre. (l)